di acinephilo

Récemment quelqu’un nous a fait remarquer que l’énoncé orwellien de Big Brother  “la guerre c’est la paix”, serait inadapté pour décrire l’époque contemporaine. Cette phrase représenterait l’actualité de l’Occident euro-américain de manière tendancieusement imprécise. Nous sommes toute à fait d’accord.
En ce qui concerne la présence, dans notre réflexion, des tons exagérément obscures et dystopiques nous pouvons toutefois exprimer quelques réserves.

La guerre homérique, cette guerre-poésie qui fit l’histoire, fut déchainée par des pulsions humaines, trop humaines pour être comparables aux intérêts qui poussent le colonialisme économique contemporain. Ce n’est point par hasard que cette guerre a été résolue grâce à un cheval. Un animal postiche qui cachait de la chair humaine.

Aujourd’hui c’est justement un cheval qui constitue le vrai scandale pour l’opinion publique médiatisée! Un animal de chair qui provoque l’horreur. Et clameur. Cela trouble, irrite et demeure réel. Voire: hyper-réel?
Il y a quelque chose de tautégorique en soi, quelque chose qui fait penser à la monnaie contemporaine, une monnaie vivante.
A ce propos, plus que d’un refoulement, on pourrait parler d’un lapsus.
A l’époque où la guerre est faite non pour la puissance mais pour l’argent, ceci n’est pas la paix, c’est la démocratie!