SLAVERY IS FREEDOM

di acinephilo

Dans une époque où la guerre est paix, il parait possible de satisfaire – grâce à un mécanisme de sublimation liquide – les vieux désirs de l’homo laborans. En particulier, les plus sanglants qui, pourtant, ne détruisent ni minent mais renforcent la prison du paradoxe.
Aujourd’hui, vu que l’ignorance est force, la dépendance vers un certain miraculisme idéalisant et traumatique nous présente un milieu d’inactivité et de désolation déconcertant. L’information est partout même si elle n’est jamais saisie. Elle est vue sans être comprise. Mais ce marais peut se transformer bientôt en orage.
Des esprits de ces anciennes maximes plus réelles du réel, il reste l’essence, encore tout à fait actuelle. Cependant l’éclipse de l’écrivain laisse filtrer une lumière pâle sur cette dernière vérité, claire et obscure, trouble et précise. Il ne s’agit pas d’un refoulement. Nous ne faisons pas le jeu du néofascisme télévisuel. Encore une fois nous voulons évoquer le sens grammatical du détour. En le renversant.
Depuis l’aube de l’humanité, de la civilisation, on n’a jamais laissé croire que la liberté était de l’esclavage. C’est un concept trop originel, trop absolu, excessif. Le fait qu’il existe seulement dans l’art, dans le roman ne nous étonne pas. Le problème, proprement dit, est l’opposé.